Quelles sont les villes en manque de résidences étudiantes ?

© Helioscribe/Shutterstock

 

Lyon et Montpellier affichent les taux d’équipement en résidences étudiantes les plus élevés, à l’inverse de villes comme Paris, Toulouse ou encore Bordeaux qui devraient concentrer une grande partie des projets d’ici 2021.

 

Une fois leur bac en poche, les étudiants pourront continuer - si ce n’est pas déjà fait - à se pencher sur leur recherche de logement pour la rentrée universitaire. Parmi les différentes possibilités qui s’offrent à eux, les résidences étudiantes restent incontournables. En France, le parc privé totalise 120.000 lits - il loge entre 4% et 5% des étudiants - là où on en compte quasiment deux fois plus dans le public (210.000 lits). «Le privé rattrape petit à petit son retard, explique Guillaume Joly, directeur de la recherche France de BNP Paribas Real Estate. Les deux parcs vont continuer de croître. Les opérateurs privés sont en attente des orientations des autorités publiques.» D’ici à 2020, le parc privé en résidences étudiantes devrait atteindre les 160.000 lits, selon une étude réalisée par BNP Paribas Real Estate.

 

Au sein de l’Hexagone, le nombre d’étudiants progresse à un rythme moyen de 1,15% ces dernières années. D’ici à 2020, il dépassera les 2,7 millions. En parallèle, le nombre de lits en résidences étudiantes va presque doubler entre 2014 et 2020. Hors Paris, trois villes provinciales, au profil très estudiantin, se distinguent particulièrement: Lyon (100.000 + lits), Toulouse (110 à 120.000 lits) et Bordeaux (environ 100.000 lits). Chaque année, entre 2008 et 2015, elles enregistrent une croissance moyenne du nombre d’étudiants de 2,5%.

 

Mais si Lyon affiche le taux d’équipement le plus élevé de France (12,45%), Bordeaux (4,7%) et Toulouse (5,39%) sont à la traîne en la matière. Mais à en croire BNP Paribas Real Estate qui a réalisé une carte des projets de résidences étudiantes d’ici deux à trois ans, les deux villes devraient rattraper leur retard. «Considérant les bons indicateurs démographiques de Toulouse et de Bordeaux, les opérateurs ont positionné un nombre conséquent d’opérations pour les années à venir», explique Guillaume Joly. L’implantation des résidences étudiantes se retrouve à proximité des campus universitaires où le foncier est moins cher mais également des transports pour atteindre facilement les centres de formation ou le centre-ville.

© BNP Parisbas real estate

 

Conséquence: une ville comme Paris affiche, à l’instar de Bordeaux et de Toulouse, un taux d’équipement très faible: 1,67%. «La capitale reste attractive, notamment pour les étudiants étrangers mais il y a un vrai besoin de résidences étudiantes. Les prix des logements sont tels que les étudiants préfèrent les résidences étudiantes. Cette forte demande, essentiellement dans Paris intra-muros, rassure les investisseurs», souligne Guillaume Joly.

 

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