L'immobilier est une vache à lait, les statistiques officielles le montrent.

© WDG Photo/shutterstock

 

Les aides à la pierre seraient trop coûteuses ? Les comptes du logement 2017 prouvent pourtant que les recettes fiscales s’envolent alors que les dépenses publiques du secteur sont en très légère baisse. La preuve en chiffres.

 

Le sujet revient régulièrement sur la table, les APL (aides personnelles au logement) tout comme les dispositifs fiscaux d’aide à l’investissement immobilier (type Pinel) devraient être réformés et revus à la baisse car ils plombent les finances de l’État. Si la question de l’efficacité de certaines de ces aides ou de leur effet inflationniste est légitime, présenter la pierre comme un gouffre financier pour l’État est tout sauf exact. Ce sont les statistiques officielles qui le disent et le rappellent.

 

Paru le mois dernier, le rapport 2017 de la Commission des comptes du logement démontre que l’immobilier est une affaire qui rapporte pour l’État. Certes, les aides (aides au logement, subvention d’exploitation et d’investissement, avantages de taux et avantages fiscaux) représentent un budget non négligeable: 41,9 milliards d’euros de dépenses en 2017 mais ce chiffre est en léger recul (-0,3%) par rapport à 2016 où il avait progressé de 2,6%. Selon ce rapport, les aides bénéficient essentiellement au secteur locatif, à hauteur de 39,4 % pour le secteur social, 30,1 % pour le secteur libre et 19,6 % pour les propriétaires occupants.

 

Un «bénéfice» de 32,5 milliards d’euros

 

À côté de cette modération des dépenses, les recettes appuyées sur les prélèvements fiscaux poursuivent leur irrésistible ascension. En 2017, elles culminaient à 74,4 milliards d’euros, soit un bond annuel de 5,7%. Le rapport explique que cette performance s’explique principalement par les recettes supplémentaires générées par les droits de mutation (les «frais de notaire»). Ces rentrées profitent à plein de la hausse des prix et leur taux pourrait encore être amené à progresser. Reconnaissant que ces prélèvements relatifs au logement avaient bien plus progressé en 2017 que les prélèvements obligatoires (+2,8%), le rapport s’empresse de préciser que «sur longue période, les prélèvements liés au logement suivent la même évolution que l’ensemble des prélèvements obligatoires, eux-mêmes dépendant directement de la conjoncture économique».

 

Toujours est-il que sur 2017, les «bénéfices» engrangés par l’État dans le secteur immobilier (rentrées fiscales, aides à la pierre) pesaient 32,5 milliards d’euros contre 28,4 milliards l’année précédente. Un bond de 14,5%, la vache à lait immobilière ne manque décidément pas de ressort.

 

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