Placements atypiques : comparer ce qui est comparable.

17/01/2019

© Boursier.com

 

La rentabilité offerte par des voitures anciennes, des bouteilles de vin voire des vaches laitières est souvent comparée à celle du Livret A ou des indices boursiers. Or, cela a rarement du sens…

 

Les actifs atypiques peuvent constituer de bonnes sources de diversification. Nombreux sont d’ailleurs les Français à s’y intéresser qu’il s’agisse de véhicules anciens, de vin ou même de vaches laitières.

 

L’argument mis en avant (et parfois repris par des professionnels) est souvent le même. « Ce placement rapporte plus que le Livret A ou qu’une assurance-vie en euros ». La comparaison avec les indices boursiers est également fréquente. Pourtant, ceci a rarement de sens dans la mesure où ces placements ne sont pas directement comparables.

 

Risque

 

La première grande différence concerne le risque. Avec un Livret a ou une assurance-vie en euros, le capital investi est garanti. Quant aux intérêts perçus chaque année, ils sont définitivement acquis.

 

Le capital investi dans un actif atypique est en revanche soumis à un risque : celui que les revenus annuels et/ou le prix de revente ne couvrent pas la mise de départ. De surcroît, le gain potentiel n’est jamais acquis tant que l’actif n’est pas revendu. Une chute brutale du marché peut remettre en cause toute la plus-value latente accumulée au fil du temps.

 

Liquidité

 

La liquidité est un autre critère à prendre en compte. Pour encaisser un gain sur un véhicule ancien ou un tableau, il faut le revendre et donc trouver un acheteur. La procédure peut parfois prendre du temps. Un Livret A présente quant à lui l’avantage d’être immédiatement mobilisable en cas de besoin de trésorerie.

 

Types de revenus pris en considération

 

La comparaison de performances annuelles moyennes peut également induire en erreur. Un livret permet d’encaisser des revenus chaque année. Il procure un rendement régulier.

 

Une bouteille de vin prestigieux ou une œuvre d’art n’offre de perspectives de gain qu’à la revente, au travers d’une plus-value. Cela nécessite parfois de patienter plusieurs années et en attendant, l’actif ne procure aucun revenu. La même observation peut être faite avec les vaches laitières, l’investisseur étant rémunéré sur la revente d’une partie de la descendance femelle.

 

La comparaison de certains actifs (automobiles notamment) avec les indices boursiers peut également être trompeuse. Le CAC 40 ne reflète que l’évolution des cours. Les dividendes encaissés chaque année sont laissés de côté. Or, ils comptent pour beaucoup dans les gains des actionnaires. Pour avoir un tableau réaliste, mieux vaut donc comparer les actifs atypiques au CAC dividendes réinvestis (CAC GR). Mais le gain des actifs atypiques apparaît alors moins spectaculaire et moins vendeur pour les discours commerciaux.

 

Frais

 

Posséder des actifs atypiques (automobiles, objets d’art…) nécessite enfin d’engager des frais qui sont rarement intégrés dans les comparaisons.

 

Selon l’une de nos analyses récentes, la cote des Mercedes SL (R107) a grimpé de 45% en trois ans, soit un gain annuel moyen de 13%... contre 5,2% pour le CAC 40 dividendes réinvestis. A priori, il s’agit donc d’une excellente affaire. Ceci étant, il apparaît qu’en prenant en compte des frais de parking, d’assurance et d’entretien raisonnables, la rentabilité moyenne d’un tel investissement automobile chute à 4% par an.

 

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