Assurance-vie : peut-on investir sur la pierre-papier ?

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Investir dans la pierre-papier, c'est-à-dire dans des parts d'une société civile de placement qui gère de l'immobilier (SCPI), peut se faire de deux façons, soit en direct soit via un contrat d'assurance-vie. L'avantage principal de cette seconde option est qu'il n'y a pas de somme minimale pour investir. Il est en outre très facile de revendre ses parts. Le capital investi dans les SCPI n'est toutefois pas garanti et il est souvent plus prudent de diversifier ses placements. Explications.

 

Les avantages de la pierre-papier dans l'assurance-vie

 

Tout d'abord, investir dans la pierre-papier permet de placer dans l'immobilier sans avoir à se soucier des contraintes liées au véritable achat d'un bien (gestion des locataires, travaux, etc.). Mais acheter des parts de SCPI en « direct » nécessite un ticket d'entrée souvent important (autour de 30 000 €). Alors qu'avec quelques centaines d'euros vous avez la possibilité d'en acheter via un contrat d'assurance-vie. Vous ne serez pas non plus limité par un plafond puisqu'il n'y a en théorie aucune somme maximum fixée, mais plutôt un pourcentage maximum (30 % par exemple) des fonds placés sur des SCPI au sein de votre contrat. Par ailleurs, il vous sera très facile de revendre vos parts quand vous le souhaitez, bien plus aisément que s'ils s'agissaient d'actions par exemple. Les compagnies d'assurance sont en effet très vigilantes quant au choix des SCPI dans lesquelles elles investissent. Enfin ce type de placement permet de bénéficier de rendements autour de 4 à 5 % et d'une fiscalité plutôt avantageuse puisque les revenus issus de SCPI ne sont pas considérés comme revenus fonciers. Les retraits partiels sont toutefois soumis à la Flat Tax.

 

Les quelques inconvénients d'un tel placement

 

Hors contrats haut de gamme (à partir de 100 000 € placés), toutes les compagnies d'assurance ne proposent pas des placements dans la pierre-papier. Certaines ne se limitent par ailleurs qu'à une enveloppe globale et vous ne pourrez prendre « que » les parts qu'il reste. Ou bien il vous faudra faire un nouveau versement, car beaucoup d'assureurs refusent de transférer les fonds en euros vers des SCPI. Vous devrez également prendre en compte les frais d'accès à la SCPI (autour de 2 %) qui s'ajouteront aux frais d'entrée prévus par votre contrat d'assurance-vie. Ces derniers restent toutefois négociables contrairement aux frais d'entrée en SCPI. S'il est conseillé de détenir ces parts au moins 5 à 8 ans, le capital n'est évidemment pas garanti, même s'il reste moins en danger que dans le cas d'actions. Renseignez-vous sur le type de placement qu'a choisi votre compagnie d'assurance et essayez de privilégier les SCPI de commerces et de bureaux, plus stables.

 

En bref

 

Ce type de placement est particulièrement indiqué si vous êtes un peu frileux vis-à-vis des marchés financiers. Le mieux reste, quel que soit votre rapport au risque, de diversifier vos placements en conservant également des fonds en euros qui sont sans danger.

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