Immobilier : Les banques toujours offensives sur les taux d'intérêt.

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Les banques sont de nouveau agressives sur le crédit immobilier. Au premier trimestre la moyenne des taux d'intérêt a légèrement reculé d'après le bilan que le réseau « J'aime Mon Courtier » livre en exclusivité à BFM Business. Les banques veulent atteindre le plus vite possible leurs objectifs commerciaux.

 

Une baisse des taux en début d'année c'est assez rare pour être souligné. Baisse de 0,10% en moyenne sur toute la France au premier trimestre selon le réseau « J'aime Mon Courtier ». Un recul léger certes, mais une tendance assez inédite. À cette période de l'année, les banques sont d'ordinaire plutôt attentistes. Elles en profitent même souvent, au contraire, pour durcir un peu leurs conditions, comme ce fut le cas, par exemple, l'année dernière.

 

Sauf que ces derniers mois, la demande n'a pas été aussi bonne qu'espéré. Les banques ont donc baissé leurs taux pour capter de nouveaux clients. Des banques qui prédisent aussi une fin d'année plus compliquée et cherchent donc à atteindre le plus vite possible leurs objectifs, même là où l'activité immobilière semble inébranlable, comme à Bordeaux. C'est même ici que les banques ont accordé les plus fortes baisses de taux en début d'année.

 

Des crédits moins chers et plus longs

 

D'après le réseau « J'aime Mon Courtier » les banques ont aussi toujours tendance à allonger les durées d'emprunt. L'idée c'est évidemment de permettre aux acheteurs de réduire leurs mensualités et donc de « resolvabiliser » un certain nombres d'entre eux. On constate d'ailleurs que c'est précisément dans les villes les plus chères que les durées s'allongent le plus.

 

A Lyon par exemple, la durée moyenne a frôlé les 24 ans au premier trimestre. Un record. Des emprunts plus longs pour des montants plus élevés. Le réseau « J'aime Mon Courtier » a ainsi constaté une progression du crédit moyen de près de 10% par rapport à l'année dernière.

 

L'apport personnel en baisse... loin des grandes villes

 

Toujours dans cette volonté des banques de faciliter l'accès au crédit, le niveau de l'apport personnel est orienté à la baisse. En tout cas en province et assez loin des grandes agglomérations. Exemple dans le Limousin et en Bourgogne-Franche-Comté où près des trois quarts des emprunteurs disposaient de moins de 5% d'apport au premier trimestre.

 

Là où les prix sont élevés, un niveau d'apport substantiel reste, en revanche, une condition sine qua non. Lyon est de nouveau cité par le réseau « J'aime Mon Courtier » . Près de 40% des emprunteurs y disposaient en début d'année d'un apport supérieur à 15%.

 

Note de LPEI : Le prêt immobilier est décidément devenu un produit d'appel pour les banques : un produit captif d'une clientèle voulue pour proposer tous les profuits bancaires à des clients possédants. La nouvelle Loi Pacte va peut-être modifier la donne en interdisant la domiciliation des revenus...

 

Discutons en ensemble…

 

 

 

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