Prix de l'immobilier : les villes qui flambent et celles qui s'effondrent

Les notaires viennent de publier leur dernier état des lieux du marché de l'immobilier. Leurs prévisions sont plutôt optimistes sur les volumes de ventes. Sur les prix, les notaires constatent une nette aggravation de la fracture territoriale.

 

Va-t-on passer le cap du million de ventes dans l'ancien ? Après le nouveau record de 970.000 transactions en 2018, les notaires n'envisagent en tout cas toujours pas de décrochage pour les prochains mois. Il faut dire que les taux d'intérêt et les conditions d'emprunt de manière générale, n'ont jamais été aussi favorables. Parallèlement, le recul de la production de nouveaux logements provoque aussi un report naturel des acheteurs vers les biens existants.

 

Les prix en route vers une stabilisation...

 

Mais l'élément clé reste le niveau des prix. Ils sont toujours en nette hausse dans les grandes villes les plus attractives mais les reculs s'accélèrent aussi dans d'autres communes. Depuis le milieu de l'année dernière la hausse des prix des appartements ne concerne ainsi plus que 45% des départements contre 60% en 2017. Les notaires estiment donc qu'on va sans doute vers une stabilisation des prix et un assagissement du marché.

 

... Mais d'ici là les écarts se creusent

 

En attendant cette stabilisation la hausse des prix est toujours là. il suffit de regarder les prévisions des notaires qui se basent sur les avant-contrats. À la fin du mois de mai on serait encore sur une progression des prix des appartements de 4,4% sur un an à l'échelle nationale. Même si il y a toujours une France à deux voire trois vitesses.

Les villes qui flambent

 

Les villes qui voient leurs prix augmenter continuent de flamber. On pense évidemment d'abord à Paris. Ici, après une progression de 5,7% sur un an en décembre dernier, les notaires prévoient des prix encore en hausse d'environ 6,5% en juin. Une progression d'autant plus spectaculaire quand on sait que le prix au m² oscille désormais autour des 10.000 euros. Et puis il y a Lyon en hausse de 8,2% au dernier pointage. Rennes gagne encore 6,2%. Même à Bordeaux où la hausse a ralenti, les prix progressent encore de 5,7% et ils sont toujours bien au delà des 4.000 euros du m².

 

Les villes qui décrochent

 

Face à ces villes qui flambent, il y a celles où les prix sont en phase de stabilisation à l'image de Marseille (+0.4%) Nîmes (+0.4%) Dijon (+0.4%) ou Strasbourg (+0.8%). Et puis, il y a les communes qui décrochent complètement comme Orléans ou Grenoble avec des prix qui baissent de près de 5%. Baisse des prix de plus de 6% à Bourges et même de plus de 7% à Nancy. « Les écarts continuent de se creuser entre les secteurs très recherchés et les autres, écrivent les notaires. La fracture entre deux France s'affirme un peu plus sur un marché qui ne reste dynamique que dans les zones économiquement fortes », concluent-ils.

 

Note de LPEI : Pour un investissement immobilier, hormis pour l'habiter, il faut totalement se décorréler de tout aspect affectif : "Mieux vaut une bonne acquisition à l'autre bout de la France qu'un mauvais achat dans son propre quartier". L'épargne immobilière doit donc s'envisager, à l'instar des valeurs mobilières, avec pragmatisme, en fonction des perspectives objectives du marché. Vous êtes de Dax ? Préférez Bordeaux. Vous êtes natif de Saint Brieuc ? Achetez à Rennes.

 

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